Renault: Notre avis sur l’action après la publication des résultats

Nous pensons que l’action Renault est extrêmement sous-évaluée.

A general view of Renault logo on a dealership showroom sign.
John Keeble pour Getty

Indicateurs clefs de Morningstar pour Renault

  • Estimation de juste valeur
    : €50
  • Morningstar Rating
    : ★★★★★
  • Morningstar Economic Moat Rating
    : None
  • Morningstar Uncertainty Rating
    : Très élevée

Notre avis sur les résultats de Renault

Le chiffre d’affaires automobile de Renault (RNO) au premier semestre a progressé de 9,3% en glissement annuel, soit 10,2% à taux de change constants, tandis que la marge opérationnelle a reculé de 4% à 3%. Les prévisions pour l’ensemble de l’année sont maintenues, ce qui laisse entrevoir un second semestre plus solide.

Pourquoi c’est important : il s’agit d’un résultat résilient, soutenu par une amélioration du mix-produits, notamment grâce à de solides ventes de fourgons génératrices de marges, au maintien de taux d’utilisation élevés grâce à l’augmentation des ventes aux partenaires, et à une mise en œuvre rigoureuse des mesures de réduction des coûts. Jusqu’à présent, ces facteurs ont permis de compenser la pression sur les prix en Europe, que la direction s’attend à voir se poursuivre.

  • Les ventes aux partenaires ont contribué à hauteur de 5,9% à la croissance du chiffre d’affaires, grâce à l’intégration de l’Inde et à la montée en puissance de la production de Geely au Brésil. La croissance internationale est essentielle pour permettre à Renault de compenser un environnement difficile en Europe. Cependant, tant les ventes internationales de véhicules en interne que les ventes des partenaires à l’étranger ont un effet dilutif sur les marges.
  • Renault vise à réduire le coût variable des marchandises vendues par véhicule de 400 euros par an et à maintenir ses coûts fixes en termes de trésorerie à un niveau stable à moyen terme. Le passage aux batteries LFP « cell-to-pack » cette année y contribuera de manière significative.

Conclusion: nous ramenons notre estimation de juste valeur de Renault, qui ne dispose pas d’un rempart concurrentiel durable, à 50 euros par action. Nous ne pensons pas que les réductions de coûts et l’amélioration du mix puissent compenser indéfiniment la croissance plus rapide de ses activités internationales, qui diluent les marges, ni la concurrence de plus en plus vive sur le marché européen.

  • Nous avons intégré les prévisions de la société concernant une réduction des coûts variables par véhicule de 400 euros par an en moyenne jusqu’en 2030. Au-delà de cette date, nous voyons moins de perspectives. Nous avons ajusté nos hypothèses de prix, anticipant une évolution négative des prix en Europe à moyen terme.
  • Le portefeuille de services financiers, dont la valeur nette d’inventaire est proche de la capitalisation boursière de la société, continue de soutenir la valorisation. Compte tenu du ralentissement de la croissance des ventes, de la concurrence accrue nécessitant davantage de mesures incitatives et de l’incertitude entourant les valeurs résiduelles des véhicules électriques à batterie, nous appliquons un ratio cours/valeur comptable actualisé.

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Note de l'éditeur : cette analyse a été initialement publiée sous forme de note boursière par Morningstar Equity Research.

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