Principaux indicateurs Morningstar pour le Fonds d’actions fondamentales Manuvie (MPIP 75/75)
- : OrCote de médaillé Morningstar
- : Supérieure à la moyennePilier Processus
- : Supérieure à la moyennePillier Gestionnaire
- : Supérieure à la moyennePilier Société
Une définition claire de la qualité et de la valorisation sous-tend la stratégie dynamique du Fonds d’actions fondamentales Manuvie.
Le gestionnaire principal, Patrick Blais, et le reste de l’équipe composée de huit membres examinent les entreprises sous deux angles, tous deux liés à la trésorerie. Ils recherchent des entreprises de qualité (celles capables de réinvestir systématiquement leurs liquidités avec des taux de rendement élevés) à des prix raisonnables (rendements attractifs des flux de trésoreries disponibles sur 12 mois). Une liste cible d’environ 250 entreprises constitue la principale source d’idées, et l’équipe n’hésite pas à ajuster rapidement ses positions (en les réduisant ou en les augmentant) en fonction de ses indicateurs préférés de valorisation et de qualité.
Ce processus de retraitement financier, très chronophage, distingue cette approche. Une sélection utilisant des estimations de tiers peut faire émerger de nouvelles idées pour la liste de cibles. Un analyste procède ensuite à un contrôle de la qualité des données avant de retraiter 10 ans de données financières afin d’isoler les flux de trésorerie et les coûts récurrents — une étape très laborieuse qui sous-tend la vision de l’équipe quant à la véritable capacité bénéficiaire d’une entreprise. Cela permet de mieux comprendre l’avantage concurrentiel d’une entreprise et alimente une analyse des flux de trésorerie actualisés afin de tester la sensibilité à différents facteurs. Par exemple, l’équipe s’interroge sur la pérennité des flux de trésorerie des sociétés minières aurifères et, jusqu’en avril 2026, n’a détenu aucune exposition à ce secteur. Si des mesures quantitatives encadrent cette stratégie, l’équipe dispose néanmoins d’une grande marge de manœuvre.
Une équipe expérimentée dispose de l’expertise adaptée à cette approche fondée sur la comptabilité. M. Blais dirige cette stratégie depuis 2018 et a participé à la création de l’équipe il y a plus de dix ans. Il a également suivi une formation d’actuaire avant de se lancer dans la gestion d’actifs. Derek Chan possède une formation et un titre en comptabilité. Cinq des huit membres ont plus de dix ans d’expérience en gestion d’actifs.
M. Blais a encouragé une structure décisionnelle horizontale. L’équipe se réunit chaque semaine pour passer en revue le portefeuille et suggérer des changements. Si une majorité ne peut être facilement atteinte, le vote se fait à bulletin secret. M. Blais a le pouvoir de passer outre toute décision, bien qu’il ne l’ait pas encore utilisé.
Les 20 derniers mois ont constitué une rare période de difficultés prolongée dans un parcours par ailleurs couronné de succès. De septembre 2024 à avril 2026, la série F du Fonds d’actions fondamentales Manuvie a enregistré un rendement cumulé de 15,4 %, ce qui la place derrière 90 % de ses pairs de la catégorie Morningstar des actions principalement canadiennes. Cela a entaché, mais n’a pas effacé, son succès à long terme en termes absolus et ajustés au risque. Au cours des dix dernières années se terminant en avril 2026, le rendement annualisé de 12,4 % du fonds s’est classé dans le premier quartile, tandis que sa volatilité (mesurée par l’écart-type) s’est classée dans le dernier quartile.
Fonds d’actions fondamentales Manuvie (MPIP 75/75): faits saillants de la performance
Bien que les résultats à court terme aient été médiocres, le Fonds d’actions fondamentales Manuvie y conserve un solide historique de performance à long terme.
Au cours des dix dernières années, dont la majeure partie sous la direction de Patrick Blais, le rendement annualisé de 12,4 % de la série F du Fonds d’actions fondamentales Manuvie s’est classé devant plus de 80 % de ses pairs de la catégorie des actions principalement canadiennes, bien qu’il ait également été inférieur de 0,9 point de pourcentage à l’indice Morningstar DM Canada 65/35. Une surpondération à long terme des actions américaines a contribué à cette surperformance. Parallèlement, cette stratégie a été l’une des moins risquées de la catégorie, avec un écart-type annualisé inférieur à 80 % de celui de ses pairs.
Tout cela s’est produit malgré une période de performances médiocres remontant à septembre 2024. De cette date jusqu’en avril 2026, le fonds a enregistré un rendement de 15,4 %, soit 30 points de pourcentage de moins que l’indice de la catégorie et un résultat inférieur à celui de 90 % de ses pairs. Une conjoncture de facteurs a pesé : la stratégie était sous-pondérée au Canada par rapport à la plupart de ses pairs ; elle privilégiait les valeurs du secteur de la santé et les assureurs IARD tout en évitant les sociétés minières aurifères en forte hausse ; et son orientation vers la qualité a été pénalisée alors que les segments du marché canadien tirés par les matières premières et de moindre qualité dominaient. Aucune de ces expositions n’est surprenante compte tenu du processus de la stratégie — elles sont le résultat direct de ses filtres de flux de trésorerie et de qualité.
Le fonds affiche toujours un solide historique de performance défensive. Il a capturé moins de 100 % des pertes de l’indice sur les périodes de trois, cinq et dix ans se terminant en avril 2026. Il a surperformé l’indice de la catégorie lors de toutes les baisses (définies comme des chutes de 10 % ou plus) de cette période, à l’exception de deux, depuis 2011. Cela inclut la période du 1er février 2025 au 8 avril 2025, durant laquelle la perte de 11,6 % du fonds a été faible par rapport à la baisse de 14,0 % de l’indice.

