Action Rheinmetall: notre analyse des résultats

Nous pensons que l’action Rheinmetall est extrêmement sous-évaluée.

The Rheinmetall AG logo can be seen in front of the headquarters.
Thomas Banneyer/picture alliance pour Getty

Indicateurs clefs de Morningstar pour Rheinmetall

  • Estimation de juste valeur
    : 2 380 euros
  • Morningstar Rating
    : ★★★★★
  • Morningstar Economic Moat Rating
    : Wide (large)
  • Morningstar Uncertainty Rating
    : Moyenne

Notre avis sur les résultats de Rheinmetall

Le 6 août, l’action Rheinmetall RHM a reculé de 3,5 % malgré une hausse de 69 % du chiffre d’affaires au deuxième trimestre et une progression de 115 % du résultat d’exploitation. La marge a atteint 17,1 %, tandis que des commandes de 11,4 milliards d’euros ont porté le carnet de commandes à 80,5 milliards d’euros.

Pourquoi c’est important: ces résultats confirment que la montée en puissance de la production se traduit par une augmentation du chiffre d’affaires et une amélioration des marges. La réaction du marché reflète une visibilité perçue comme moindre concernant le carnet de commandes de l’Allemagne, le calendrier du projet Arminius et ses implications en termes de flux de trésorerie, ainsi qu’une nouvelle structure des prévisions pour le programme Boxer.

  • Le flux de trésorerie disponible du premier semestre s’est établi à -1,6 milliard d’euros. Pour atteindre un taux de conversion supérieur à 40 %, il faudra générer environ 2,7 milliards d’euros au second semestre, ce qui dépendra de l’apport de plus d’un milliard d’euros provenant de la Roumanie et d’un montant pouvant atteindre 3,5 milliards d’euros lié au programme Arminius, qui devrait être encaissé en décembre plutôt qu’en janvier.
  • La direction a revu à la baisse son objectif de carnet de commandes de 135 milliards d’euros, le ramenant à une fourchette comprise entre 100 et 120 milliards d’euros, suite à la perte de 15 milliards d’euros liée à l’annulation du programme F126. Les prévisions concernant Arminius se répartissent entre des commandes fermes et deux cadres d’options : les 12,4 milliards d’euros de commandes fermes, auxquels s’ajoutent 2 milliards d’euros de services, constituent la partie la plus sûre ; la première option, d’un montant de 14 milliards d’euros, n’est pas encore confirmée, et la seconde, d’un montant de 12 milliards d’euros, est moins certaine.

À venir: les négociations concernant Arminius s’achèveront en septembre, avec un vote prévu le 9 décembre et la signature d’un contrat de 12,4 milliards d’euros plus tard dans le mois ; les prestations de services suivront début 2027. Un acompte de 3,5 milliards d’euros est attendu fin décembre ou en janvier, sans impact économique. Le programme F126 réduit de 300 millions d’euros le chiffre d’affaires prévu pour 2026 et d’environ 15 milliards d’euros l’objectif initial de carnet de commandes, mais la demande navale reste forte. L’objectif de 5 milliards d’euros de ventes navales pour 2030 est maintenu, même si ce sont désormais les marchés relatifs au remplacement des frégates, aux chasseurs de mines et aux navires sans pilote qui devront assurer l’ampleur nécessaire.

En conclusion: nous maintenons notre estimation de juste valeur à 2 380 euros. Nous estimons que la tranche de commande ferme, complétée par au moins l’option 1, est hautement probable, compte tenu des discussions de l’OTAN concernant sept brigades supplémentaires pour l’Allemagne et des besoins en véhicules qui en découlent. L’option 2 reste un facteur de hausse plutôt qu’un élément nécessaire pour étayer nos prévisions.

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Note de l'éditeur : cette analyse a été initialement publiée sous forme de note boursière par Morningstar Equity Research.

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