Points à retenir
- Les marchés boursiers américains ont ouvert en hausse lundi, les investisseurs assimilant les derniers développements au Moyen-Orient.
- Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il reporterait les frappes prévues contre les infrastructures d’énergie iraniennes, revenant ainsi sur l’ultimatum qu’il avait lancé pour la fin de la journée de lundi.
- L’indice de référence du Brent a chuté de 9 %, effaçant ainsi les gains enregistrés plus tôt.
Les marchés boursiers américains ont ouvert en hausse lundi, dans un contexte de rebond des marchés mondiaux et de baisse des cours du pétrole, après que le président américain Donald Trump a annoncé qu’il reportait les frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes à la suite de discussions « fructueuses » visant à mettre fin au conflit.
L’indice Morningstar US Market gagnait 0,5 % en début de séance, tandis que le S&P 500 progressait de 1,4 % et que le Nasdaq 100, à forte composante technologique, grimpait de 1,7 %. Les valeurs bancaires, technologiques et industrielles ont mené la hausse aux côtés des compagnies aériennes, tandis que les titres du secteur de l’énergie reculaient.
M. Trump a déclaré lundi qu’il reporterait de cinq jours les frappes prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, dans l’attente de l’issue des négociations en cours avec Téhéran. L’Iran a nié que ces pourparlers aient eu lieu, selon l’agence de presse Tasnim, proche du gouvernement.
« Je suis heureux d’annoncer que les États-Unis d’Amérique et l’Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des discussions très constructives et fructueuses concernant un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient », a écrit Trump dans un message publié sur Truth Social.
Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 9 %, à $ US 103 le baril, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate ont baissé de 7 %, à $ US 91.
Les marchés européens ont également fortement rebondi, après avoir enregistré des baisses pouvant atteindre 2 % plus tôt dans la séance.
Samedi, M. Trump avait déjà lancé un ultimatum de 48 heures, menaçant de « réduire en cendres » les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas entièrement le détroit d’Ormuz d’ici lundi soir.
À l’époque, l’Iran avait réagi en indiquant qu’il ne céderait pas et en menaçant de prendre pour cible les infrastructures d’énergie et les usines de dessalement dans tout le golfe.
Les marchés asiatiques ont chuté lundi, emmenés par le recul du KOSPI sud-coréen, qui a clôturé en baisse de 6 % avant la publication du message de Trump. « L’escalade des menaces observée ce week-end a provoqué une nouvelle vague de morosité sur les marchés ce matin, entraînant une baisse généralisée, des actions à l’or », a déclaré Michael Field, stratège en chef pour les marchés européens chez Morningstar.
Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a déclaré lundi que la guerre en Iran avait provoqué une crise pétrolière plus grave que celles des années 1970 et qu’elle constituait une menace majeure pour l’économie mondiale.
Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions concernant le pétrole, avertissant vendredi que le Brent, indice de référence mondial, pourrait dépasser son record historique de 147 $ US le baril, établi en 2008, si les perturbations de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz devaient se prolonger.
Les rendements des obligations d’État ont baissé sur l’ensemble de la courbe. Cette évolution fait suite à la décision des principales banques centrales de maintenir leurs taux d’intérêt inchangés lors d’une série de réunions la semaine dernière.
Lundi, les rendements des obligations d’'État britanniques à 10 ans ont baissé de 0,08 point de pourcentage pour s’établir à 4,91 %, après avoir atteint vendredi leur plus haut niveau depuis 2008. Les rendements des bunds allemands à 10 ans ont reculé de 0,05 point de pourcentage à 2,97 %, tandis que ceux des bons du Trésor américain à 10 ans ont baissé de 0,04 point de pourcentage pour s’établir à 4,34 %.
L’or, quant à lui, a limité la baisse récente, le cours au comptant ayant chuté de 1 % à 4 440 $ US,, les investisseurs continuant de se tourner vers les métaux précieux comme valeur refuge.

