Indicateurs clefs de Morningstar pour Aeroports de Paris SA
- : €138Estimation de juste valeur
- : ★★★★Morningstar Rating
- : ÉtroiteMorningstar Economic Moat Rating
- : ÉlevéMorningstar Uncertainty Rating
Notre avis sur les résultats d’Aéroports de Paris SA
ADP a publié des résultats mitigés pour le premier trimestre 2026. Lors de notre prise de couverture le 14 avril 2026, nous avions signalé qu’ADP était la société la plus directement exposée au conflit au Moyen-Orient, ce qui explique en grande partie des revenus inférieurs aux estimations consensuelles. ADP a maintenu ses prévisions pour 2026, en misant sur une résolution rapide des perturbations liées au conflit.
Conclusion : nous ajustons nos estimations pour 2026 afin de tenir compte des perturbations observées dans certains aéroports internationaux d’ADP (à savoir AIG et TAV) et de refléter la baisse des dépenses de consommation liée au trafic en provenance du Moyen-Orient. Notre estimation de juste valeur recule de 3,5 % à 138 €, mais les actions restent relativement attractives.
- 5 % du trafic des aéroports parisiens d’ADP provient du Moyen-Orient, mais cette clientèle a généré 12 % des ventes au détail en 2025. Alors que le volume de passagers au premier trimestre a augmenté de 2,6 % en glissement annuel, l’évolution de la composition de la clientèle a contribué à une baisse de 5,7 % du SPP, à 31,5 €. La forte appréciation de l’euro par rapport au dollar américain depuis le début de l’année a également pesé sur les dépenses par passager.
- Après prise en compte de ce premier trimestre en baisse, notre estimation de l’EBITDA du groupe pour 2026 ne recule que de 2,1 % à 2 373 millions d’euros. En cas de perturbation significative au cours du deuxième trimestre, nous nous attendons à ce qu’ADP revoie à la baisse ses prévisions pour 2026 lors de la publication des résultats de juillet, avec un EBITDA supérieur à 2 350 millions d’euros.
À venir : L’autorité de régulation (ART) a rendu son avis non contraignant sur la proposition d’ERA d’ADP le 20 avril, dans lequel elle a, comme prévu, contesté les clés de répartition des coûts d’ADP, ses prévisions de trafic et son CMPC. Elle a toutefois indiqué qu’il s’agissait de recommandations pouvant être corrigées et n’a pas mis un terme au projet.
- Il est important de noter que tant l’ART que les compagnies aériennes ont soutenu un cadre ERA de 8 ans, étant donné qu’il contribue à garantir un programme d’investissement en capital d’envergure dans les aéroports parisiens.
- La fourchette réglementaire du CMPC fixée par l’ART, comprise entre 4,6 % et 5,6 %, est inférieure aux 5,9 % proposés par ADP, mais cela était prévisible. Nous continuons de tabler sur des hausses tarifaires annuelles moyennes en termes réels de 2,0 % sur la période de l’ERA (2027-2034), un chiffre déjà inférieur aux 2,6 % proposés par ADP, étant donné que nous anticipons un compromis.
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