Indicateurs clés Morningstar pour le Portefeuille canadien de fonds de revenu et de croissance EdgePoint
- : OrCote de médaillé Morningstar
- : Supérieure à la moyennePilier Processus
- : Supérieure à la moyennePillier Gestionnaire
- : Supérieure à la moyennePilier Société
Le Portefeuille canadien de fonds de revenu et de croissance EdgePoint applique une philosophie unique tant aux actions qu’aux obligations : investir dans des entreprises de qualité, sous-évaluées, que l’équipe estime mal comprises par le marché. Ce portefeuille se distingue nettement de ses pairs et du marché dans son ensemble, une particularité qui a favorisé une surperformance à long terme mais qui exige de la patience face aux inévitables périodes de sous-performance.
L’équipe de direction est expérimentée et stable, avec une relève de plus en plus solide et un alignement fort avec les investisseurs. Les cofondateurs, Tye Bousada et Geoff MacDonald, dirigent la stratégie depuis sa création en 2008, perpétuant une approche ancrée dans leur expérience chez Trimark. L’équipe d’investissement au sens large, composée de 15 personnes, y compris des gérants de portefeuille adjoints pour les principales catégories d’actifs, a réduit la dépendance vis-à-vis des fondateurs, tandis que d’importants investissements personnels et la participation au capital de la société renforcent cet alignement.
Le processus qualitatif et à contre-courant d’EdgePoint est particulièrement bien adapté au Canada, où une connaissance approfondie du marché aide une petite équipe à identifier des opportunités négligées grâce à un engagement direct auprès des secteurs et des entreprises. Cette approche fondée sur le jugement constitue un avantage crédible sur un marché plus petit et moins efficace, où un travail fondamental intensif peut encore générer des avantages informationnels, et où l’univers d’investissement reste gérable pour une petite équipe.
L’exposition aux actions s’est historiquement située entre 60 % et 70 %, soit légèrement au-dessus de l’indice de référence de 60 % de la stratégie, le reste étant réparti entre les titres à revenu fixe et les liquidités. Ces deux volets se distinguent nettement de leurs homologues de la catégorie : le volet actions présente une préférence pour les petites capitalisations et une part active élevée, tandis que le volet titres à revenu fixe est entièrement investi dans le crédit d’entreprise, avec une exposition plus importante aux titres notés BBB et aux titres à rendement élevé que ses pairs. La volonté de la stratégie de se démarquer accroît à la fois son potentiel de surperformance et son écart de suivi. Le volet actions peut apporter une valeur ajoutée significative lorsque la sélection des titres est efficace, mais sa préférence persistante pour les petites et moyennes capitalisations peut s’avérer préjudiciable lorsque les grandes capitalisations dominent le marché. L’allocation du volet obligataire aux titres à rendement élevé a généralement varié entre 20 % et 35 % et s’établissait à 23 % en décembre 2025, bien au-dessus de la moyenne de ses pairs (6 %). Si ce positionnement soutient l’objectif de revenu de la stratégie, il peut également accroître la sensibilité à la baisse en période de tensions sur le marché du crédit.
Cette approche flexible, indépendante de tout indice de référence, peut entraîner des fluctuations annuelles importantes par rapport à la fois à l’indice de référence et aux fonds comparables. À long terme, cependant, ce risque lié à la gestion active a été récompensé : depuis son lancement en 2008 jusqu’en mai 2026, la série F a surperformé la moyenne de la catégorie Morningstar « Équilibrés canadiens d’actions » de 3,8 points de pourcentage annualisés.
Portefeuille canadien de fonds de revenu et de croissance EdgePoint : faits saillants de la performance
La stratégie a récompensé les investisseurs à long terme, bien que sa conception indépendante de tout indice de référence ait entraîné des fluctuations significatives d’une année sur l’autre par rapport à l’indice de référence et aux fonds comparables.
Depuis son lancement en novembre 2008 jusqu’en mai 2026, la série F a généré un rendement annualisé de 11,0 %, contre 7,2 % pour la moyenne de la catégorie. La volatilité était plus élevée, mais le ratio de Sharpe depuis le lancement est resté supérieur à la moyenne des fonds comparables, ce qui suggère que les investisseurs ont été rémunérés pour le risque supplémentaire pris.
Les résultats par rapport aux pairs ont fortement varié, reflétant le positionnement différencié du portefeuille. Les classements par rapport à la catégorie sur l’année civile ont oscillé entre le 82e centile en 2020 et le 1er centile en 2021 et 2022.
L’année la plus récente a été moins performante. Sur l’année mobile jusqu’en mai 2026, la stratégie a enregistré une performance de 13,4 %, sous-performant la moyenne de la catégorie de 3,3 points de pourcentage et se classant au 80e centile. Parmi les principaux facteurs négatifs figuraient une surpondération de Constellation Software et une sous-pondération des banques canadiennes alors que celles-ci enregistraient une forte hausse.
Les investisseurs doivent avoir un horizon d’investissement de plus de cinq ans et être prêts à accepter un écart de suivi significatif au cours d’une année civile donnée. Pour ceux qui sont disposés à tolérer ce profil, la stratégie à gestion active a historiquement généré de solides rendements excédentaires à long terme.

