Indicateurs clés Morningstar pour la Banque Nationale du Canada
- : 164 $ CAEstimation de la juste valeur
- : ★Cote Morningstar
- : FaibleCote de bastille économique Morningstar
- : FaibleCote d’incertitude Morningstar
Notre avis sur les résultats de la Banque Nationale du Canada
La Banque Nationale du Canada NA a publié des résultats légèrement décevants au troisième trimestre, ce qui a entraîné une baisse du cours de l’action d’environ 5 % après l’annonce des résultats. Le bénéfice par action ajusté s’est établi à 3,39 $ CA, en hausse de 26 % par rapport à l’année précédente.
Pourquoi c’est important : comme au trimestre précédent, son segment des marchés des capitaux a déçu le marché, avec un chiffre d’affaires en baisse de 3 % et un bénéfice en recul de 9 % par rapport au trimestre précédent. Au sein de ce segment, le chiffre d’affaires des marchés mondiaux a reculé de 4 % par rapport au trimestre précédent, un résultat particulièrement décevant par rapport à celui des grands concurrents qui ont déjà publié leurs résultats.
- Alors que le troisième trimestre est généralement plus faible d’un point de vue saisonnier pour les résultats de négociation des banques canadiennes, la Banque Scotia et la Banque de Montréal ont enregistré une croissance séquentielle de leur chiffre d’affaires de négociation de 21 % et 1 % respectivement, portée par de solides résultats dans le domaine de la négociation d’actions.
- Nous ne sommes pas vraiment surpris par la performance de l’activité « marchés des capitaux » de la banque, la direction ayant déjà évoqué, au trimestre dernier, un éventuel ralentissement à court terme de l’activité des clients. De plus, la taille de sa franchise sur les marchés des capitaux et ses capacités en matière de produits sont inférieures à celles de ses concurrents canadiens de plus grande envergure.
Conclusion : à la suite des résultats du troisième trimestre, nous prévoyons de relever notre estimation de juste valeur de la Banque Nationale du Canada, à bastille économique faible, de 164 $ CA par action, d’un pourcentage compris entre un chiffre faible et un chiffre moyen. Nous continuons de considérer que les actions sont surévaluées.
- Cette révision à la hausse de la valorisation sera principalement motivée par une augmentation des revenus à court terme issus des commissions de gestion de patrimoine et des commissions de souscription, partiellement compensée par une hausse des charges de rémunération.
Entre les lignes : à l’instar des concurrents ayant publié leurs résultats au cours de ce cycle, la banque n’a pas fait état de modifications de ses prévisions de crédit pour l’exercice 2026, malgré les dernières annonces concernant les droits de douane entre les États-Unis et le Canada. Ses prévisions antérieures tablaient sur un ratio de provision pour pertes sur créances compris entre 25 et 35 points de base.
- Par rapport à ses concurrents de plus grande taille, la Banque Nationale du Canada est moins exposée, au sein de son portefeuille de prêts nationaux, aux prêts hypothécaires non assurés et aux prêts personnels non garantis, qui présentent un risque de crédit plus élevé.
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